Anthere's blog

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vendredi, juillet 23 2010

"What Working for Wikipedia Taught Me About Collaboration" de Sandra Ordonnez

Sandy ("wikiblue") était la première "Head of Communication" (salariée) de la Wikimedia Foundation lorsque celle-ci était encore à St Petersburg (Florida), embauchée par son premier directeur, Patrick Bradford. Elle a quitté la Wikimedia Foundation lorsque les locaux de cette dernière ont été déménagé à San Francisco. J'étais présidente de la Wikimedia Foundation à cette époque, et je garde un excellent souvenir de Sandy (avec laquelle je suis toujours en contact épisodique sur le fameux Facebook).

Dans un savoureux article publié sur pbs.org, elle nous relate son expérience en tant qu'employée de la Wikimedia Foundation.

At that time, Wikipedia's internal structure did not match the widespread success and attention it was beginning to enjoy. I found myself working in a thrifty "rent-by-the-month" office building with three other employees: An administrative assistant, a fundraiser/hardcore Wikipedian, and a CFO. I was told that most tasks, including the communication projects, were carried out by a large network of international volunteers.

Elle rappelle avoir commencé à travailler pour l'organisation, dans des locaux assez "cheap". Il s'agissait d'environ 4 à 5 pièces louées dans un de ses batiments réservés à l'hébergement de petites sociétés, typiquement assurances et autres travailleurs indépendants), en compagnie de trois autres employés. Bizarremment, elle a oublié un des salariés également présents dans les locaux de St Petersburg. Le Directeur, Brad Patrick, qui tenait aussi le rôle de Chief Legal Officer. Bon, la mémoire joue toujours des tours... mais il s'agissait tout de même de son "chef"... Ceci est peut être un bon signe de la confusion qui régnait à l'époque :)

I immediately began to review the public relations materials available to me, and almost immediately went into panic mode. There was no polished press kit, press list or, dare I say, communication strategy. In fact, the majority of individuals on the communications committee had little to no public relations training, and were more intellectual and techie than the average PR practitioner at that time.

Tout à fait. Et c'est encore largement le mode de fonctionnement des associations locales Wikimedia... A compter de l'arrivée de Sue Gartner comme nouvelle directrice, il sera souvent fait appel à des intervenants extérieurs pour "entrainer" les salariés et les membres du conseil d'adminstration sur divers points. Je me rappelle un "media training workshop" tenu par Ruth-Ellen Soles (communications consultant et anciennement CBC spokesperson), pour nous former à mieux répondre à la presse. A ce jour cependant, la majorité des bénévoles répondant à la presse demeurent sans aucune formation.

A few weeks into the job, with little training and a very primitive understanding of the wiki ethos, I encountered my first PR crisis. A hardcore and well known Wikipedian, Essjay, had lied to the New Yorker about his credentials. Not surprisingly, the years of crisis communication training I received was useless in the context I found myself in. For a brief moment, I honestly thought that my career as a PR specialist had come to an end. The New Yorker, in my mind, was the bible of the media world; there was no way that our online encyclopedia was going to survive the PR damage.

In the midst of my concerns, I soon became a believer in the power of collaboration. That crisis was the moment when the new media landscape unfolded before my eyes.

The volunteers took charge. They created a Wikipedia entry that documented the event in gruesome detail. It was honest, direct and, amazingly, had no PR spin. In fact, for most Wikipedia members, the biggest concern was that Essjay had used his false credentials in content disputes. It was apparent to me that there was never any malice or hidden agenda. Essjay himself had revealed his real credentials on his user profile when he was hired by Wikia, a company owned by Wikipedia founder, Jimmy Wales. In fact, in the months that followed, I found the community became self-correcting by encouraging the use of real names and identities. It found a way to help prevent this type of issue from happening again.

Quelques semaines après son arrivée à ce poste, Wikipedia a connu un scandale important: un wikipedien de longue souche, étudiant dans la vraie vie, avait prétendu pendant longtemps être un professeur et utilisé cet argument pour avoir plus de poids dans certaines discussions portant sur le contenu dans Wikipedia. Un exemple classique de "Appeal from Authority". Mais il avait fait encore pire... interviewé par le New York Times, il a eu la bétise de se présenter sous la casquette de ce professeur, alors même que devenu salarié de Wikia, il avait révélé sa véritable identité à ses collègues de travail. Le retour de baton ne s'est pas fait attendre et pendant plusieurs jours, le téléphone de la Wikimedia Foundation n'a cessé de sonner. La presse s'est déchainée. J'ai aussi souvenir de longues discussions internes sur la façon dont nous devions réagir. Il n'est pas peu dire que nous étions vraiment non préparées à réagir à un tel scandale et j'imagine sans peine le stress dont Sandy a été victime.

Et puis finalement, ce ne fut pas le seul scandale qu'a vécu Wikipedia. Et aucun n'a vraiment réussi à ralentir sa course. A vrai dire, les scandales ont souvent plutôt comme conséquence l'arrivée de nouveaux participants.

Sandy en a tiré quelques leçons qu'elle partage avec nous, et qui peuvent être étendues à tous les usages de wikis:

Trust the Crowd; Its Smarter than You -- The sooner you trust the group and empower it, the sooner it can produce high quality results. The group can make up for any weaknesses you may have as an individual. The idea is to bring out the strongest skills and downplay the weakest in each person.

Diversity and Creativity Are Intrinsically Connected -- Creative brainstorming is significantly improved by diversity. Individuals not only challenge each others' ideas, but they also inspire each other as well.

Collaboration is Messy -- When Jimmy Wales said "Wikipedia is like a sausage: you might like the taste of it, but you don't necessarily want to see how it's made," he wasn't kidding. Chaos, in many ways, seems to be the spark of great collaborative endeavors.

Be Open to Receiving and Giving Criticism -- When working collaboratively, it is important to let go of your ego. Learn to not take things personally and be honest about what you think without being disrespectful.

Celui qui me semble le plus important a répéter est probablement celui qui souligne que la collaboration n'est pas chose facile et qu'il faut s'attendre à devoir "mouiller le maillot". Bien loin d'être un monde de bisounours, les plateformes wikis sont souvent le théatre de conflits. Le wiki fournissant un environnement transparent, les désaccords deviennent visibles à tous. On est pas d'accord et on se le dit. Le désaccord ne reste pas cantonné à deux personnes, il peut s'étendre, chacun voulant ajouter son grain de sel. Entre ceux qui ajoutent de l'eau au moulin du débat, ceux qui essayent de jouer un rôle de médiateur, et ceux qui se posent en arbitres prêts à prendre la décision à la place des autres, le wiki devient vite un lieu assez chaud, révélateur de tensions non-dites et de conflits larvés. Les conversations se croisent, s'entremèlent, les insultes fusent parfois, de nouveaux groupes d'intérêts se créent, des cabales se rèvent. Mais c'est de cette foultitude de discussions bigarées que peut naître une solution plus innovante que toutes les solutions précédemment imaginées et que des relations plus complices se nouent.

Il faut accepter l'existence des désaccords publics sur un wiki, en essayant de se souvenir que c'est de ce foutoir qu'émerge la créativité et que la seule chose qu'il faille exiger est le respect des personnes impliquées. On peut critiquer l'idée et la position, mais pas s'attaquer à la personne.

Loin de moi l'idée de dire que le conflit n'existe pas dans les entreprises, mais il est souvent plus caché derrière les portes, murmuré et incrusté dans les non-dits. Ce refus d'oser exprimer un désaccord en public est probablement une des raisons principales pour lesquelles les wikis sont difficilement adoptés en entreprise.

L'article de Sandy, salariée, relatant sa découverte d'une communauté wiki.

mercredi, juin 9 2010

Une communauté peut aussi aider à financer le développement de votre entreprise

Toujours dans la lignée comment financer le projet de vos rèves, je suis tombée aujourd'hui sur un livre blanc récapitulant les 5 étapes à respecter pour réussir sa levée de fonds participative.

Proposé par Regioneo (une petite entreprise de la région lyonnaise), qui à travers son site internet Regioneo.com offre l’accès à un annuaire géolocalisé de producteurs et d’artisans du terroir), le livre blanc retrace son expérience d'augmentation de son capital, impliquant à la fois des business-angels et des internautes, invités à devenir actionnaires de la société à partir de 100 euros d'investissement.

MAISCOMMENTCAMARCHE ???

Regioneo souligne qu'il est bien entendu nécessaire de ne pas compter uniquement sur les internautes pour financer un projet mais que ses micro investissements doivent être plutôt vus comme un complément à d'autres sources.

Pour se vendre, il faut proposer un projet excitant, facile à comprendre, porteur d'idées nouvelles et de valeurs positives.

La viralité de l'offre étant un facteur de succès essentiel, il est important de faire connaître le projet d'investissement le plus rapidemment possible grâce à des acteurs influants, typiquement via les réseaux sociaux, les blogs, Twitter etc. Généralement, la presse traditionnelle arrive... trop tard... juste à temps pour raconter l'histoire d'un succès :)

Le succès repose aussi sur la mise à disposition d'une plateforme d'investissement claire et efficace. Enfin, Regioneo souligne l'importance de se faire accompagner juridiquement afin d'éviter les faux pas.

C'est peut être sur ce point là que je reste un peu sur ma faim. Regioneo indique avoir reçu l'aide de Wiseed, plateforme d'investissement dans les entreprises innovantes à partir de 100 euros et jusqu'à un montant de 100 000 euros maximum et ce pour une réduction d'impôts jusqu'à 100%. Pourquoi ce minimum de 100 euros ? Pourquoi un maximum de 100 000 euros ? Pourquoi et comment obtenir une réduction d'impôts de 100 % ? J'avoue que ma curiosité est un peu frustrée. Une visite rapide sur le site de Wiseed ne répond pas vraiment à ces questions, toutes les routes empruntées ou presque amenant au catalogue des entreprises à financer... il n'y a qu'une petite note dans un coin mentionnant la réduction de 25% sur le revenu IRPP et 75% pour l'ISF. J'imagine que la valeur minimum à 100 euros est pour éviter les micro financements et couvrir les frais. Mais 100 000 euros comme valeur maximum ? Cela semble plus que ce qui est mentionné dans le guide fiscal 2010. J'ai raté quelque chose ?

Le site Wiseed apparait aussi un peu *cassé*. En dehors du fait que tous les gros boutons de navigation disponibles sur la page d'accueil mène uniquement au catalogue des entreprises à financer... lorsque l'on clique sur le logo d'une des entreprises déjà financées... on obtient un gros

"Page non trouvée
La page que vous avez demandé n'existe pas"

Reste que le concept est séduisant et que l'investissement individuel dans une start up devient (presque) bête comme chou.
Comment l'actionnariat est-il ensuite géré ? Simple aussi. Pour chaque entreprise innovante, WiSEED créé un holding qui investira dans celle-ci et chaque investisseur aura des parts de ce holding. L’investisseur devient donc actionnaire du holding qui devient actionnaire de l’entreprise visée. Hop.


J'en profite pour rappeler que Wikipedia est financé par la générosité de ses utilisateurs . Si vous résidez en France, un don à l'association Wikimedia France vous permettra d'obtenir une réduction d'impôts égale à 66% des versements effectués dans l'année, versements pris en compte dans la limite de 20% du revenu imposable global net. En échange, aucune part dans un quelconque holding, mais un sentiment de chaleur et de joie dans le creux de l'estomac. J'dis ça, j'dis rien.

mardi, juin 1 2010

Publication d'un ouvrage sur civicrm

Décidement la saison des livres...

Adam hyde, fondateur de FlossManuals (free manuals for free software) nous a fait parvenir leur dernier communiqué de presse signalant la sortie d'un guide complet sur CiviCRM.

Pour ceux qui ne connaissent pas CiviCRM, c'est un logiciel sous licence libre, fonctionnant avec les plateformes Joomla ou Drupal, largement internationalisé. Il a été développé avec en particulier à l'esprit d'aider les organisations non lucratives à gérer leurs relations avec leurs membres, leurs donateurs et plus généralement toute personne facilitant leur mission.

La Wikimedia Foundation (hébergeur de Wikipedia) utilise CiviCRM pour gérer les milliers de donateurs de fonds permettant à Wikipedia de fonctionner au jour le jour. L'association Wikimedia France, déjà utilisatrice de Drupal pour son site web http://www.wikimedia.fr a commencé à mettre en place CiviCRM pour la gestion de ses donateurs (6000 personnes lors de la levée de fond 2009-2010). Mon activité principale au sein de l'association Wikimedia France (en dehors de mon rôle de membre du conseil d'administration) consiste précisément à développer notre capacité à collecter des fonds afin de soutenir les projets Wikimedia. Pour avoir déjà passé un BON NOMBRE d'heures à essayer de faire fonctionner (et surtout de customizer) ce logiciel, je me réjouis de la publication de cet ouvrage.

Merci aussi à l'Open Society (Soros Foundation) pour avoir aidé à la publication de ce guide. Il peut être imprimé grâce à Lulu.com (http://www.lulu.com/product/item/civicrm/11059759) ou bien tout simplement téléchargé gratuitement sur le site de FlossManual (http://en.flossmanuals.net/CiviCRM/FM_28May10.pdf).

Press release

31 May 2010
SAN FRANCISCO

CiviCRM - the book before the software

'CiviCRM: a comprehensive guide', written for end-users, administrators and developers, was launched today. CiviCRM is open source constituent relationship management software designed for non-profit, political and advocacy organizations.

The book was released before the scheduled release of version 3.2 of CiviCRM. This is quite unprecedented in the open source world, which is often criticized for its lack of documentation. The book offers complete coverage of CiviCRM functionality. It was written during an intensive four day 'book sprint', with the best and brightest from the CiviCRM community. Editorial assistance, Book Sprint Facilitation and infrastructure was provided by FLOSS Manuals. The final product is a comprehensive book available for viewing online, as an eBook or in hard copy.

Adam Hyde, founder of FLOSS Manuals stressed, "''It's quite unprecedented for an open source project to publish complete documentation before the release of a new version of the software. This shows that the book sprint model is a sustainable way to produce timely and up to date documentation for an open source project." He continued, "A diverse group of people from the CiviCRM community participated in facilitated discussions and writing. At the end of the sprint, out popped a book''."

Dave Greenberg, project manager at CiviCRM said, ''"the project places a high value on complete and useful documentation. It's crucial in increasing the uptake of the software''."

Contact

Dave Greenberg, dave@civicrm.org, + 1 415 8464717
Adam Hyde, adam@flossmanuals.net, + 49 177 4935122

Background

Book Sprints are an innovative format based on Code Sprints but with the focus on producing documentation instead of code. A sprint brings together a group of writers, editors, and perhaps an artist and production specialist, to go from outline to published book in five days.

CiviCRM is an open source CRM designed for non profit, political and advocacy organisations. v3.2 is it's 15th major release in 5 years.

'CiviCRM: a comprenshive guide' builds on the previous book 'Understanding CiviCRM: a guide for non profits' also written in 2009 during a similar book sprint. It is the largest book hosted at FLOSS Manuals.

Both CiviCRM book sprints were funded by grants from Open Society Institute. The proceeds of the book will go to Social Source Foundation, the non-profit organization that funds CiviCRM.

More info

jeudi, mai 27 2010

Publication d'un ouvrage sur le logiciel MediaWiki

Mes clients me demandent souvent de leur indiquer livres, blogs, sites web pouvant leur apporter une meilleure connaissance des logiciels wikis et des principes de fonctionnement des communautés wikis. Voici un livre tout juste sorti des presses, en anglais.

MediaWiki 1.1: Beginner's Guide Summary:

  • Ecrit par Jeff Orloff
  • Number Of Pages: 356
  • Publication Date: 2010-04-10
  • ISBN-10 / ASIN: 1847196047
  • ISBN-13 / EAN: 9781847196040

Le logo de MediawikiPour rappel, Mediawiki est un moteur de wiki open source. Il est développé par une communauté très active, et est utilisé par de très nombreux sites wikis très populaires, parmi lesquels Wikipedia. Ecrit en PHP, il présente de nombreuses fonctionnalités qui permettent son utilisation dans de multiples circonstances: wikis publics, wikis privés. Il est particulièrement bien adapté pour les usages "construction et gestion de grosses bases de connaissances".

Le livre s'adresse surtout aux futurs administrateurs du site wiki (web designer, administrateur système, programmeur, éventuellement community manager).

Voir http://ebook30.com/internet/internet/211164/mediawiki-1.1-beginner039s-guide.html

PS: pour ceux qui remarqueraient la ressemblance entre mon logo et le logo de Mediawiki... oui, ce n'est pas fortuit. Je suis co-auteur de ce logo avec Erik Moeller (j'ai fourni la fleur) et nous avons tous deux choisi de mettre ce logo dans le domaine public (étonnant pour un logo, hein?)

dimanche, mai 9 2010

Pénétrer dans l'esprit d'un investisseur financier

La conférence LIFT à laquelle j'ai participé cette semaine proposait une session de workshop chaque matin. Ainsi que je le signalais dans un précédent billet (la redécouverte du Vjing), j'ai rejoint trois workshops sur des thématiques très différentes, parmi lesquels le workshop "Hacking Venture Capital", animé par Fred Destin (Atlas Venture).

Destiné à un public d'entrepreneurs, la session avait pour objectif de fournir une expérience pratique du pitch et de la négotiation entre VC et entrepreneurs (pitch: la présentation du projet de l'entrepreuneur au VC; Négo: montant à investir et la prise de part dans l'entreprise, le nombre de sièges au conseil d'administration, la répartition des options, les préférences en cas de liquidation, ou le "reverse vesting").
La session s'articulait autour du cas pratique (plus ou moins virtuel) d'une entreprise de vente de logiciel en SAAS. Organisé par équipe de 4, chaque groupe devait analyser la fiche de description de l'entreprise, préparer un pitch de 5 mn puis donner le pitch devant toutes les membres du workshop (une cinquantaine de personnes). Le pitch donné en public était disséqué par Fred Destin, les autres VC présents dans la salle, voire les entrepreneurs avertis. Le pitch était suivi d'une série de conseils, trucs et astuces par Fred.
Dans un deuxième temps, toujours sur le même exemple d'entreprise, chaque groupe de 4 fut scindé en deux: 2 entrepreneurs et 2 investisseurs. Les entrepreneurs comme les investisseurs ont reçu une feuille de route avec leurs objectifs de négotiation. Après 15 mn de discussion, seuls 2 groupes sont parvenus à atteindre un accord partiel entre investisseurs et entrepreneurs, accord présenté à l'ensemble des participants du workshop. A nouveau, Fred a partagé avec la salle un ensemble de trucs et astuces relative à la négo.

En toute honnêté, j'ai adoré ce workshop. Bien mené, efficace, sympathique ! Un vrai plaisir. Il faut cependant avouer que mon ignorance était grande sur le sujet. On parle beaucoup des ventures capitalists (investisseurs en capital risque), pas toujours en bien il faut le reconnaître, surtout en France. D'ailleurs, le simple fait de traduire "venture capital" (terme à connotation positive, venture se rapporte à aventure), par "capital risque" en français est un bon indicateur de notre comportement souvent bien frileux vis à vis de la création d'entreprise.

Hacking Venture Capital, c'est regarder dans l'esprit d'un investisseur, comprendre comment il fonctionne, pourquoi il investit tel montant dans notre entreprise, comment il évalue sa valeur, quels moyens il met en place pour garantir que cet investissement porte ses fruits. Qu'en dit Fred ?

Avant de présenter le pitch, il faut répéter son discours de nombreuses fois (voire s'inscrire à des cours de théatre). Le préparer pour une version de 5 mn et une version de 30 mn. Lorsqu'un rendez-vous d'une heure est prévu, compter 30 à 35 mn de conversation, grand max. Le reste est utilisé à se dire socialiser, attendre le partenaire en retard, brancher l'ordinateur, subir une interruption d'un appel téléphonique etc. Préparer 40 slides est évidemment trop. 10 max. Ce qui compte est de raconter une histoire. Les VC investissent dans des histoires et non dans des businesses. Fred souligne qu'il sait généralement en 5 mn s'il apprécie l'entrepreneur, puis sait en 15 mn s'il est tombé amoureux du projet et passe le reste de l'heure à réfléchir pragmatiquement à ce qui colle et ce qui ne colle pas.

En plus du pitch de 5 mn, il faut prévoir une phrase, quelques mots, qui résument le projet et vont rester à l'esprit de l'investisseur. Une sorte de tag line. Car le pitch souffre d'une maladie, le pitch decay. Lorsqu'un investisseur rencontre des dizaines d'entrepreneurs dans le mois, il a vite fait d'oublier notre cas spécifique. Une "tag line" doit lui revenir à l'esprit. Par exemple "Flickr for video" ou "Venture hacks" ou "We network networks". Inscrire ces lignes derrière la carte de visite, sur son site web etc. Relire la tagline ramènera à l'esprit du VC votre histoire. Fred appelle cette tagline le "high pitch concept"

En fait, selon Fred, l'histoire et le high pitch concept sont véritablement la clé du succès. Il conseille de jeter à la poubelle business plan (personne ne le lit), executive summeries (personne ne le lit) et en particulier les NDA (accords de confidentialité) que de toutes façons personne ne respecte et peu signent. Son conseil: si votre banquier vous demande votre business plan, changez de banquier ! (oO)

Dans le pitch, Fred conseille de se concentrer sur le moteur économique du modèle et sur la réputation et l'expérience de l'équipe (il est possible d'évoquer des doutes sur la capacité d'émerger par exemple, mais il ne faut jamais exprimer de doutes sur son équipe). Il faut construire ce que Fred appelle the "social proof" (par exemple le fait d'avoir créé un advisory board et de l'avoir peuplé avec des personnalités reconnues pour leur expertise ou pour leur capacité à créer des business qui marchent, mais aussi pour leur implication. Un joli nom ne suffit pas, le nom doit s'investir dans le projet d'entreprise). Il est aussi nécessaire de se concentrer sur la "traction" (who is buying your stuff): un petit marché avec peu de chance d'évolution sera de peu d'intérêt. L'investisseur veut voir un marché potentiel le plus large possible.

En résumé, pour se lancer, il faut

  • un pitch de 20 mn
  • un high concept pitch (3-7 mots)
  • max 10 slides de présentation
  • aller au delà du "non"

Le "non": Selon les mots de Fred: "Be an Israeli entrepreneur. If the door closes, go in through the window!" Un investisseur vous oubliera. Il ne faut pas hésiter à le recontacter, à insister, à redemander. A être pénible....

Le pitch doit inclure une bonne conclusion, qui doit faire appel à l'audience (par exemple conclure sur le fait que l'on a besoin de leur aide financière et que xx euros est nécessaire pour passer à la phase de développement suivante). En revanche, il ne faut surtout pas dire combien l'on est prêt à abandonner en terme de part de propriété.

Enfin, dans la première phase, Fred rappelle qu'il faut éviter de gacher les 20 mn de pitch par des généralités, de la macro, des comparaisons à n'en plus finir avec ses conccurents ou d'entrer dans les détails au sujet des partenaires potentiels. Citer un revendeur potentiel intéressé est cependant une bonne idée. L'objectif est de séduire, de faire monter en flèche le rhythme cardiaque du VC. Les détails ne viendront qu'après.

Ce n'est que plus tard que d'autres éléments seront nécessaires. Par exemple, Fred conseille de définir 4 ou 5 indicateurs clés de succès (KPI) afin de suivre la progression de l'entreprise. Fred demande également par exemple un plan de dépenses opérationnelles à venir, les chiffres de vente des années précédentes, une road map et des milestones avec délivrables.


Bon finalement, il suppose que nous avons réussi la première étape (séduire le VC), nous avons fourni les documents nécessaires à la suite de la discussion. Et nous arrivons à l'étape de la négotiation. Pour être franche, même si j'ai saisi certains points, j'en ai essentiellement retenu que la première chose à faire était de s'informer afin de ne pas arriver complètement noob devant l'investisseur au risque de se décrédibiliser et de conclure un bien mauvais deal. Donc, s'informer, éventuellement parler avec un avocat, et surtout rendre visite à plusieurs investisseurs (y compris des investisseurs avec lesquels nous n'avons pas envie de faire un deal, c'est toujours un gain d'expérience).

Des points retenus:

C'est l'investisseur qui définit la valeur du business (selon ses propres critères). C'est son job. Le job de l'entrepreneur est d'aller voir plusieurs investisseurs pour entendre plusieurs sons de cloche. Le VC voudra entre 20 et 25% de propriété de l'entreprise et investira uniquement ce qui semble nécessaire à court terme (1-3 ans). Certains entrepreneurs proposent à certains VC d'investir moins mais de se contenter de 10% de la propriété de l'entreprise, alors qu'ils feront appel à d'autres investisseurs pour compléter leurs besoins (mettre plusieurs oeufs dans le même panier). Fred souligne que cette demande est arrogante et pas acceptable pour le VC. L'intérêt du VC est que l'entreprise ait assez d'argent pour réellement se développer en fonction des besoins opérationnels envisagés, et que le VC ait assez de pouvoir pour influer l'avenir de l'entreprise (la multiplication des investisseurs entrainera la dilution au niveau des mécanismes de prise de décision).

Pour le prix, ce qui compte est le prix par action. C'est à l'entrepreneur de décider du pool d'actions distribués aux employés. Pas au VC.
Fred suggère d'ailleurs des pourcentages d'attribution des actions :

  • CEO 5-10%
  • COO 2-5 %
  • VP 1-2 %
  • membre du conseil indépendant 1%
  • cadre avec expérience 0,33 à 0,66 %

Fred discute également de la composition du conseil d'administration. En général, il est totalement suffisant de n'avoir qu'un seul représentant de la société d'investissement au conseil d'administration. Il est toujours préférable de garder une équipe la plus petite possible pour garder de la souplesse et de la réactivité. Inutile d'avoir 2 ou 3 représentants des VC au conseil sous le prétexte de ne pas risquer une perte de contrôle. Il est préférable de garder un seul représentant et d'ajouter au contrat social des contrôles sur certains points (par exemple, sur l'entrée de nouveaux investisseurs, sur la vente de la société etc.) afin que les VC ne soient pas grugés. Fred conseille d'ailleurs de ne pas avoir peur du contrat social qui sera établi entre le VC et l'entrepreneur. Le contrat est là pour que les choses soient claires et bien définies entre les deux parties, éviter les risques et les malentendus. Ce contrat peut par exemple définir le montant qu'un créateur pourra récupérer de ses actions s'il quitte l'entreprise de façon prématurée (et volontaire). Il ne serait pas correct (fair) qu'un VC investisse 2 millions d'euros dans une société, pour voir le fondateur quitter l'entreprise le mois suivant, empocher le prix de vente de ses parts et laisser aux employés une coquille vide.

Enfin, Fred souligne qu'il faut cultiver son investisseur: il faut faciliter la vie de son investisseur. Ne pas le considérer comme un ennemi, mais comme un partenaire. Comme on s'engage avec lui pour plusieurs années, il faut se sentir à l'aise avec lui. Fred parle du 8 hours drive test (imaginez vous coincé avec votre VC pendant 8 heures dans une voiture). (note perso: je l'imagine très bien).

Les slides de Fred ainsi que le user case sont disponibles sur son site: http://www.freddestin.com

J'ai récupéré au passage un lien intéressant auprès de mes partenaires de workshop: Construire un business model

mardi, mai 4 2010

LIFT 2010 et redécouverte du Vjing

Demain, à l'heure où blanchit la campagne (non, en fait beaucoup plus tôt que cela), je vais quitter une Auvergne glaciale et trempée pour aller voir si le temps est meilleur du côté de Genève. Prudente, je vais emmener mon manteau d'hiver, des chaussettes de laine et une couverture de survie (on ne sait jamais, les monts du Forez pourraient être couverts de neige la nuit prochaine....). Bref, je vais assister pour la troisième fois à LIFT.

Cette année, LIFT a choisi de s'organiser avec workshop le matin et conférences/débats/tables rondes l'après-midi. Succès et taille des salles obligent, les workshops sont soumis à inscription. J'ai choisi de pratiquer la technique qui m'a été enseignée à Davos, ne pas oublier d'assister à des interventions hors des sujets auxquels l'on est habitué (voir choisir un thème pour lequel on est parfaitement néophyte) afin de quitter sa zone de confort et ouvrir son esprit à d'autres expériences. Dont acte...

J'ai donc choisi les trois workshops suivants:

  • VJing – from software to public space
  • iDemocracy! Do you? Open Voting and Tribe oriented Public Debate
  • Hacking Venture Capital

200px-HelsinkiVG4.jpgLe premier workshop (au sujet du VJing, le VJ ou Video Jockey, est une personne qui est à l'origine d'une animation visuelle projetée sans plus d'indications sur les techniques utilisées ou les choix graphiques effectués) évoque un thème dans lequel j'ai peu d'expérience, mais dans un contexte très connu :) (yeah ! Wikipedia !).

En fait, ma seule expérience relative au VJing remonte à ma participation à PixelAche en 2005 (Helsinki), festival de créations électroniques dont j'ai gardé de très nombreux souvenirs (ébahis) et ramené quelques (moches) images illustrant l'article actuel.

Ce qui est particulièrement intéressant est que le workshop fait en réalité parti d'un ensemble d'activités visant à produire un BON article sur le VJing dans Wikipedia. Il faut reconnaitre qu'il y a du travail. J'espère qu'ils ne vont pas juger les modestes photos prises en 2005 à PixelAche trop trop ridicules :) (si, probablement)

Le site web de l'initiative WikiSprint

dimanche, mai 2 2010

Réhabiliter les "délinquants" numériques

Je suis peut être un peu provocatrice avec ce titre mais j'observe qu'on a vite fait de traiter de "délinquant" ou de "vandale" un internaute un peu "noob" (un nouvel arrivant sur la toile), pas encore au fait des pratiques acceptables et des pratiques inacceptables.

Please bite the newbie

J'ai été assez surprise il y a quelques semaines, de recevoir un courriel de la part d'un de mes cousins, B.
(je n'indique que l'initiale non pas pour conserver son anonymat, mais pour éviter la mémoire de Google).

B. approche de la cinquantaine. Il a un long passé dans la haute finance. Une formation initiale à l'ESCP Europe. Des années d'expérience chez diverses grandes institutions de la finance. A la fin des années 90, il a aussi tenté l'aventure de la création d'entreprise (sans succès malheureusement). Il travaille aujourd'hui comme consultant pour une grande banque et est spécialisé dans les fameuses "subprimes". En bref.... un sénior, un spécialiste dans un secteur de niche, détentaire de savoirs qui ne courent pas les rues.

Pour tout wikipédien digne de ce nom, c'est un éditeur potentiel à chouchouter....

Tout début 2010, B. décide de faire ses débuts sur Wikipedia. C'est un utilisateur convaincu et il perçoit que ses connaissances propres peuvent apporter un plus à l'encyclopédie écrite par les internautes. Il faut dire que la section "finances" est tout de même assez mal lotie.

Bref, B. choisit un sujet qu'il connait bien, et crée un article sur une des sociétés dans lesquelles il a travaillé dans le passé, la société E. La société E. est un éditeur spécialisé dans les progiciels pour salles de marché; elle fusionne avec une autre société il y a quelques années, et les logiciels qu'elle maintenait et développait sont repris dans le cadre d'une nouvelle société née de la fusion. Au moment de sa fermeture, la société E. emploi tout de même 400 personnes.

B. se lance donc dans l'aventure wikipédienne. Il créé la page sur la société E. de façon anonyme (sous adresse IP) dans un premier temps. De son propre aveu, la première version de l'article est assez médiocre (pas de problème de neutralité majeur, mais une mise à page minimaliste, une approche assez historique - logique puisque la société a disparu, et bien sûr pas de sources). En toute honnêteté, pour avoir vu la création de très nombreux nouveaux articles, l'article a ses débuts est tout de même de bien meilleure qualité que la moyenne.

13 minutes après la création de l'article sur la société E., ce dernier est blanchi (motif: contenu promotionnel; assez amusant lorsque l'on songe que la société a disparu en 2002)

Wiki VampiresB. crée alors un compte utilisateur et restaure l'article, avec le sentiment d'avoir fait une erreur de manip en perdant le contenu de l'article. A partir de là, tout s'enchaine. L'éditeur ayant blanchi l'article appose alors un bandeau "page à supprimer" (2 minutes après la restauration) que B. retire en ne comprenant pas d'où il vient, et ce à plusieurs reprises. B. reçoit alors un message sur sa page utilisateur, lui apprenant qu'il est un "vandale averti". Aujourd'hui encore, la page de discussion de B. ne contient essentiellement que le texte "standard"(automatisé) d'accueil des nouveaux, plus les diverses mentions relatives à son "vandalisme".

En visitant la page de proposition à la suppression, B. découvre que l'argument principal avancé est qu'il s'agit d'un article promotionnel, mais aussi que la société (de 400 personnes) n'a aucune notoriété sur Internet.

Une heure après la création de son premier article, B. appose un message sur sa page de discussion (déjà ornée de messages peu chaleureux),

''Aidez-moi
Je ne comprends pas pourquoi remplacer une version d'un texte que j'ai créé moi-même par une version légèrement retouchée me vaut d'être qualifié de vandale. Je n'ai toujours pas compris ce qu'on attendait de moi pour valider cet article.''

__Son appel à l'aide ne recevra aucune réponse... __ A ce stade, l'utilisateur lambda laisserait probablement tomber. Heureusement, B. n'est pas un utilisateur lambda, c'est mon cousin :)
soir là, il m'envoie un email, très sobre:

''Salut Florence et bonne année !

J'ai voulu créer un article mais je ne comprends rien aux messages que je provoque. Je ne sais même pas si j'ai provoqué fortuitement une demande de suppression ou si elle a été demandée par quelqu'un d'autre. Peux-tu m'aider?

Je t'embrasse, B.''

J'ai donc pris un peu de temps pour regarder ce qui s'était passé, lui expliquer sur sa page de discussion, et le conseiller sur la suite des évènements par email.

Deux jours après, B. créé un deuxième article, qui est à nouveau listé sur les pages à supprimer, pour motif "tentative de contournement de la demande de suppression du premier article écrit par cet utilisateur". Dans la plus pure tradition wikipédienne, cela relève de "Assume good faith". Ou plutôt le contraire ?

Finalement, les deux articles ont été conservés.

Mon objectif n'est en aucune façon de porter un jugement sur l'admissibilité ou non de cet article - j'ai la modestie de penser que je n'y connais vraiment rien du tout en logiciels de gestion financière. Je regrette un peu que des personnes ignardes sur ce sujet s'estiment être capables de juger ou non de la notoriété d'un produit ou d'un service spécialisé, mais j'admet le fait que notre modèle éditorial permet difficilement d'éviter ce travers.

En revanche, je suis assez déçue de la façon dont un nouvel arrivant est accueilli, alors que ce nouvel arrivant

  • n'est visiblement pas un chargé de com ayant reçu comme mission de faire la pub de sa société
  • est poli
  • s'exprime en des termes appropriés
  • montre visiblement une expertise sur un sujet assez mal traité sur l'encyclopédie



Conserver mais travailler la NPoV

Honnêtement, je me serais attendue à ce que mon cousin arrête là son expérience de participant à Wikipedia.

Et bien non !

Le week-end dernier, B. est passé déjeuner à la maison. Bien sûr, nous avons évoqué son expérience malheureuse de "vandale averti" (il n'est visiblement pas près d'oublier ce label, même s'il en parle avec un grand sourire paisible). Et à ma grande stupéfaction, B. s'est accroché. En dépit du caractère extrèmement inamical de ses premiers contacts sur le projet, il est devenu un wikipédien ! Il a évoqué avec un peu d'auto-dérision le fait que son premier article était vraiment loin d'être parfait, mais qu'il avait désormais beaucoup appris et travaillait à améliorer le contenu. Très fièrement, il m'a même annoncé qu'il faisait partie du "projet finances".

J'avoue en être restée sidérée. Je suis allée jeter un coup d'oeil sur ses contributions.... Voici la modification qui m'a convaincue :)

# {{Conserver}} mais travailler la NPoV.



Recruter des nouveaux, conserver les anciens, analyser les départs

Au delà de cette expérience vécue, il faut savoir que le taux de nouveaux arrivants sur Wikipedia stagne voire décroit (selon les langues) depuis 2008. Cela a été mentionné à moult reprises, voir par exemple ce blog sur Infodisiac à ce sujet. Plusieurs hypothèses ont été avancées, parmi lesquelles les quatre me semblant les plus solides sont:

  • pour les langues les plus développées, comme la wikipédia en anglais, en allemand ou en français, la difficulté à participer en raison de la quantité et de la qualité de l'information déjà disponible sur Wikipedia;
  • le développement majeur des réseaux sociaux type Facebook depuis début 2008 (j'ai pu observer que les anciens wikipédiens eux-même passent un temps non négligeables sur ces réseaux sociaux, temps qui pourrait être consacré à écrire ou améliorer un article;
  • la difficulté technique à éditer le projet (le logiciel n'étant pas des plus user-friendly)
  • les relations sociales parfois dégradées entre éditeurs (et en particulier un accueil des nouveaux assez peu chaleureux, comme mon cousin a pu en faire les frais)

La Wikimedia Foundation et les associations locales comme Wikimedia France travaillent activement sur le sujet de la stagnation voire la diminution des nouveaux arrivants. Dans cette optique, un sondage a été réalisé auprès de 1200 personnes ayant participé à Wikipedia, puis abandonné, afin d'identifier les raisons de l'abandon.

Les résultats peuvent être trouvés ici

Le fichier attaché à ce blog donne des résultats un peu plus détaillés que ceux sur les pages listées ci-dessus.

lundi, avril 26 2010

Un wiki public hébergé par la ville de Clermont Ferrand

C'est par Emilie Ogez (xwiki), elle-même en relai de lamontagne.fr que j'ai découvert ce matin l'ouverture d'un "wiki" de consultation pour le futur aménagement de la place du Mazet.

Dixit lamontagne.fr:

Les administrés de Clermont-Ferrand proposent depuis peu aux internautes (en particulier les internautes Clermontois, puisqu'ils sont les premiers concernés) de proposer des projets d'aménagement pour la place du Mazet.

Un projet qui a pour but de donner la parole aux Clermontois et de les impliquer davantage.

L'article de lamontagne.fr : http://twurl.nl/38jbmu

Le wiki concernant la place du Mazet : http://www.clermont-ferrand.fr/mazet/index.php/Accueil


Wiki ville de Clermont Fd Mazet

Je viens de le visiter rapidemment et je suis ravie. Tout d'abord, le wiki tourne sous MediaWikile logiciel utilisé par Wikipedia), dont l'interface a été très agréablement relookée aux couleurs de la ville et surtout simplifiée pour l'utilisateur. Tout au plus pourrait-on se plaindre de ce que la barre d'édition soit un peu minimaliste (impossible de faire des listes ou des titres). Les utilisateurs avancés de mediawiki ne seront pas troublés, mais les nouveaux utilisateurs risquent d'être un peu étonnés de ses limitations.

La page d'accueil est certes protégée (ce qui est tout à fait raisonnable), en revanche, le reste du wiki est ouvert à partir du moment où un compte a été créé (seules entrées obligatoires, "nom d'utilisateur" et "mot de passe"). Le log des modifications récentes n'a pas été discrètement caché (comme cela se produit parfois malheureusement). Donc bien.

Du côté noir de la force, une petite boulette fonctionnelle: l'utilisateur lambda n'a pas le droit de créer de nouvelles pages.... Dans l'espace rédactionnel "principal", ce n'est pas forcément dramatique. En revanche, ne pas pouvoir "ajouter de commentaires" car l'on est pas autorisé à créer une page de discussion, c'est un peu couillon quand même.... Mais bon, ce n'est qu'erreur de jeunesse. Souhaitons bonne vie à ce joli nouveau wiki !

samedi, avril 24 2010

Réouverture de mon blog

Après des mois d'absence, dus entre autres à une migration difficile entre deux hébergeurs, j'ai enfin réinstallé dotclear ! Yapuka réussir à réimporter mes anciens billets (ou décider une bonne fois pour toutes d'abandonner et de tourner la page), refaire un blog roll, recréer une apparence.... yeah !

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